lundi 21 novembre 2011

Revue 303 (Clélia Valin-Guénégo)

Aujourd'hui, le thème était imposé : travailler sur une revue, un magazine, et décrire, analyser, ce qui nous avions sous les yeux. Ne connaissant pas la Revue 303, j'ai donc voulu l'étudier afin de découvrir ce mensuel.

Revue 303 est donc un mensuel régional qui reçoit un financement de la Région des Pays de la Loire ; les thèmes abordés sont très différents, mais ils sont culturels : la mode, Jacques Demy, le Roi Arthur sont des sujets très différents, mais ils ont un aspect « artistique » communs. Chaque thème correspond à un numéro, ce qui permet des articles détaillés et précis.

Avant 2007, la revue était plus « saturée » : une tranche, un dos de couverture, un titre de même couleur vive, mais différente selon le numéro. Le sommaire prenait beaucoup trop de place (deux, voire quatre, pages) : les sujets étaient repartis en fonction des départements, étaient joints une photo, le nom du département, puis du sujet et enfin le nom de l'auteur. Ensuite les articles – assez longs – étaient répartis sur trois colonnes avec des empagements identiques. Les titres en majuscules étaient séparés par un blanc d'une dizaine de centimètre du reste de l'article ; à la fin de chaque article, il y avait de longues annotations liées au texte ou aux images. Afin d'illustrer leur propos, les auteurs agrémentaient leur(s) article(s) d'énormément d'images (photos, tableaux, sculptures...). Les première et deuxième pages contenaient toujours le même type d'informations ; dans la première, on trouvait un texte introductif, un logo, des informations liées aux financements ; puis dans la dernière (ou plutôt les dernières) reprenait les couvertures des numéros précédents, le colophon, les modalités d'abonnement.

Après la date fatidique que fût 2007, Revue 303 a beaucoup changé même si il demeure quelques points communs. La répartition en trois colonnes a toujours lieu, de même que le texte introductif de la première page. La gouttière fait encore 0,5 cm, mais l'empagement varie entre 1,5 et 5 cm. Ensuite le principe d'annotations à la fin des articles ne vaut plus dans tous les cas, il arrive régulièrement que les notes se fassent dans l'empagement. Il y a toujours beaucoup d'images, mais elles sont mieux placées (soit sur un page entière, soit en haut ou en bas de la page, sans être « dans » le texte). Les couvertures sont plus sobres : il y a le nom Revue 303, le thème et un image en fond qui ne prédomine plus. La couverture arrière contient un résumé du magazine et quelques informations très courtes sur la revue. Puis lorsque l'on ouvre le magazine, la première page est une page de couleur unie qui reprend la couleur du titre. Le sommaire suit, et le changement est radical : « calé » sur une extrémité de la page (cela change en fonction du nombre d'article), il est écrit de plus sobrement que dans l'édition précédente : il n'y a que le titre, la page, l'auteur, le tout en typographie plus petite. Ensuite nous entrons directement dans le vif du sujet avec une introduction qui précède les divers approfondissements. Les dernières pages de la revue sont consacrées à la rubrique Chroniques qui évoque des événements régionaux liés à la thématique du numéro ; afin de faire une rupture avec le reste du magazine, nous retrouvons la même page colorée du début. Finalement, la dernière page est épurée, de manière à ce que l'on soit informé sur les « participants », les contributeurs, mais également sur la revue elle-même (adresse, mail, téléphone, site internet...).

Personnellement je trouve les numéros post-2007 beaucoup mieux agencés, car ils sont plus simples, plus épurés, et l'on aborde plus facilement le fond du sujet. De plus, les images sont réparties intelligemment, ce qui créée une atmosphère plus propice à la lecture de ce type de magazine culturel et régional qui traite de différents sujets locaux en intégrant des faits internationaux. Par conséquent c'est une revue que nous pouvons tous lire même si on ne vit pas dans les Pays de la Loire.


Références : Revue 303, numéros de 2003 à 2011.

Clélia Valin-Guénégo