lundi 17 avril 2017

Petites exposés : Les mouvements dans l'histoire des Arts

Voir la proposition de départ ici : http://arsalive.blogspot.fr/2017/02/petits-exposes-serie-iv.html
  • Qu’est-ce qui pour moi est un mouvement, un genre en arts plastiques.
  • Le mouvement, le genre choisi en lui-même : quand, qui, quoi, où ? Bien séparer les faits du jugement en provenance des textes et références utilisées.
  • Les prolongements éventuels du genre étudié dans l’activité artistique actuelle, comme processus de travail ou comme référence, source d’inspiration.
  • Bien citer les sources documentaires références.
  • Restitution croquis, collages, images, ... sans texte + oral de 5 mn
Petites exposés : Les mouvements dans l'histoire des Arts 

Bad painting par Lucie
Un mouvement est pour moi un moyen et un outil pour comprendre l’histoire de l’art. Il permet de catégoriser et regrouper des oeuvres de différents genres selon une époque, une esthétique et des idées.
Après avoir entendu différents exposés j’ai distingué deux grands types de mouvements ; le premier auquel les artistes adhèrent consciemment de leur vivant, créé et nommé par eux même. Parfois même ces artistes se regroupent et travaillent ensembles, comme ceux du mouvement Dada.
Les autres mouvements sont définis et nommés par l’histoire de l’art, après qu’ils aient eu lieu. Les artistes qui sont assimilés à ces mouvements n’en avaient donc pas conscience lors de la réalisation de leurs oeuvres, et ne travaillaient pas avec la volonté de respecter une esthétique, des idées ou d’appartenir à une mouvance globale.
A partir de ce constat, nous pouvons relever des limites quant à la notion de mouvement. En effet, lorsque l’on catégorise de manière très précise un mouvement, il perd de son intérêt et de son efficacité en tant qu’outil. Certains artistes sont donc confrontés à la difficulté à s’inscrire dans un mouvement, ou peuvent voir leur travail être réduit à un unique mouvement non représentatif de toutes leurs idées et conceptions de l’art. Ces difficultés sont dues aux limites floues entre les mouvements. De plus, beaucoup se fient aux dates conventionnelles qui ne sont pourtant que des indicateurs. Il me semble donc essentiel de ne pas vouloir tout séparer, catégoriser et définir de manière trop précise. Ce phénomène s’observe dans tous les domaines artistiques, notamment en musique avec la multitude de genres et sous genres musicaux. Cela peut avoir pour effet de restreindre la portée d’une oeuvre en la catégorisant trop spécifiquement autour d’une seule particularité.
Nous allons maintenant aborder le mouvement du Bad Painting, littéralement « mauvaise peinture » (on ressent d’ailleurs dès le nom une forme de provocation). Ce mouvement est classé dans le néo-expressionisme (où figuration libre) qui regroupe en Allemagne les Nouveaux fauves, les Trans-avant-gardiste en Italie et enfin les Bad Painters aux Etats Unis.
Le Bad Painting est donc né à New York et son appellation est apparue pour la première fois en 1978 pour annoncer une exposition du peintre Neil Jenney.
Le Bad Painting se caractérise par une peinture volontairement et revendiquée comme sale, négligée, bâclée et grossière. C’est une réaction à l’art intellectuel des années
1970, tel que l’art conceptuel et le minimalisme. On peut donc constater une remise en cause et une critique du beau tel qu’il est définit à l’époque, une opposition au politique correct et par extension une revendication de la liberté.
Peintures figuratives, imaginaires ou narratives, elles sont toujours très expressives et libres de tout esthétisme et concept existant. Plastiquement les oeuvres de Bad Painting sont caractérisées par une abondance de diverses couleurs, avec parfois du texte mêlé à l’image. Ce mélange de liberté et d’expression vive donne un caractère spontané et direct aux peintures ; les artistes peignent rapidement et impulsivement.
Dans son exécution, on remarque donc que le Bad Painting s’inspire des arts de la rue, comme les graffitis, les tags avec par exemple l’utilisation des pochoirs. Le message que transmettent les artistes de Bad Painting est inspiré des nouvelles cultures et idéologies marginales punk, rock, afro américaines et hispano américaines qui, à cette époque, s’ouvre à la société à travers l’art de la rue. C’est donc un mouvement proche de la société dans laquelle il s’inscrit. De ce fait, on peut lui trouver de nombreux points communs avec le Pop Art, la différence étant que le Bad Painting s’arrête à une critique de l’art alors que le Pop art questionne sur la société en général.
Parmi les artistes du Bad Painting on retrouve Jean Michel Basquiat avec des peintures comme « Fallen Angel », Keith Harring est également considéré comme un Bad Painter malgré le fait qu’il fasse aussi partie intégrante du pop art. Citons aussi Neil Jenney avec « Girl and Vase », Joan Brown avec par exemple « Woman Wearing Mask », Julian Schnabel avec « Project Drawing », David Salle avec « Drink » ou Eric Filsh avec « The Power of rock ».
En étant confrontée pour la première fois à du Bad Painting j’ai fait un lien avec l’art brut, car l’esthétique générale est extrêmement similaire. Cependant, grâce à mes recherches, j’ai pu relever deux grandes différences entre ces deux mouvements. Tout d’abord, le Bad Painting délivre un message, tandis que l’art brut est réalisé de manière naïve. La deuxième différence porte sur la question de l’intégration au marché de l’art. En effet, si les oeuvres de Jean Michel Basquiat sont aujourd’hui estimées à plusieurs millions de dollars, ce n’est pas le cas des oeuvres d’art brut qui ne sont pas mises en vente.
Ainsi, je pense que la démarche des artistes est une dimension principale du Bad Painting, car c’est principalement cet aspect qui permet de le différencier des mouvements qui lui sont similaires. De par sa démarche, le Bad Painting se détache d’une vision de l’art. Le Bad Painting s’ancre donc dans un schéma répétitif des mouvements artistiques ; En effet, si l’on étudie les mouvements artistiques de manière chronologique, on remarque
que chaque mouvement novateur se fonde sur une certaine opposition aux mouvements précédents, alimentant ainsi la remise en question constante de la finalité de l’art telle qu’elle est établie à une époque donnée. A mes yeux, le renouvellement est donc une autre grande caractéristique des mouvements artistiques. C’est pourquoi je pense que ces oppositions entre les mouvements permettent de les caractériser. C’est en confrontant les mouvements, les idées et méthodes qu’ils représentent qu’on parvient à les définir individuellement. Autrement dit, un mouvement ne peut exister seul, mais prend du sens en coexistant avec les autres mouvements.
Art corporel par Sarah
Pour moi, un mouvement est un nom qu’on donne pour des artistes qui ont un protocole de travail similaire, souvent après le début réel du mouvement ou bien plus tard.
Je ne pensais pas que mon mouvement serait cela. On peut penser que seul le médium du corps suffit pour parler d’art corporel mais pour moi Klimt ou Man Ray (et bien d’autre) n’utilisent pas le même protocole que Marina Abramovic ou bien Gina Pane. Alors pour définir l’art corporel j’emploierai les mots clés : sang, chair, sueurs, excréments…
En 1950, happening et performances, le corps commence à devenir un médium réel et un objet de rébellion
Pierre Molinier, précurseur du mouvement (photo et montage « érotique » de son corps portant des vêtements féminins)
Terme apparaît en 1971 (voit que le mouvement déjà bien entamé) par François Pluchart en lien avec le travail de Michel Journiac
(Messe pour un corps, boudin)
1980 : question sexe et du désir
2000 : le genre
C’est un art expérimental dont le but varie selon les artistes : dépasser ses peurs, ses limites, mesurer son angoisse, créer un lien fort avec le public, déterminer le poids des rituels sociaux ou les codes de la famille et de la religion et exprimer la cruauté, la guerre…
Ce sont des œuvres fortes et selon moi, certaines semblent même difficiles à surmonter. Ce qui me posait beaucoup la question du but. Quelles idées l'artiste voulait exprimer à travers ce travail.
Je trouve ça moins accessible, car relation violente au corps et on ne cherche pas spécialement à comprendre le sens des ces œuvres.
On peut le mettre en lien avec d'autre artiste de l’actionnisme viennois : Otto Muelh… et se rendre compte que la question du corps est fondamentale à cette époque. Ce mouvement existe toujours et continu à être réalisé par des artistes.
La figuration libre par Chloé
Pour introduire, un mouvement artistique est un mouvement de personne allant dans un même sens. Ce mouvement peut s’inspirer de mouvement déjà existant et apporte une nouvelle vision de l’art. Comme un courant d’eau, il peut commencer avec très peu d’artistes et peut s’élargir et prendre plus d’ampleur en ralliant un public qui adhère à cette vision de l’art.
Le mouvement de la Figuration Libre est né pour aller à « contre-courant » d’un autre mouvement artistique des années 1960 à 1970, l’art minimal ou l’art conceptuel. La  volonté de contester les normes du jugement esthétique que le minimalisme avait imposé, en utilisant l’humour, apparait. Dans plusieurs pays, de jeunes artistes proposent une peinture figurative et colorée.  On les appelle les Nouveaux Fauves en Allemagne, Trans Avant-Garde en Italie et Bad Painting aux États-Unis.  Il apparait en France au début des années 80.   Quatre artistes représentent ce mouvement : Robert Combas, Hervé Di Rosa, Rémi Blanchard et François Boisrond. 
Combas et Di Rosa sont exposés pour la première fois en 1981 par Ben Vautier à Nice lors de l’exposition « 2 sétois à Nice ». C’est d’ailleurs Ben qui baptisera la figuration libre et la définira : « 30% provocation anti-culture, 30% Figuration Libre, 30% art brut, 10% folie. Le tout donne quelque chose de nouveau. »
Cette nouvelle peinture s’inspire de toutes parts et prends donc la liberté de faire figurer dans une même œuvre toute forme d’art sans distinction, sans hiérarchie. Le dadaïsme, l’art brut, l’art naïf, le rock, Picasso, l’expressionnisme, l’impressionnisme, la B.D  peuvent se côtoyer dans une seule peinture en toute égalité.    
C’est une peinture faite de libertés, qui parle de la société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance, du bonheur. Elle s’inspire du rock, des livres d’enfance, des jeux vidéos, de la publicité, du cinéma, de la culture populaire ce qui l’a rend très accessible. Les artistes revendiquent  tous l’efficacité émotionnelle de la peinture et la subjectivité de l’esthétisme.
Les peintures sont explosives, pleine de mouvement, colorées, sonore, Robert Combas dit lui-même : « Ma peinture, c'est du rock ! ».  Les techniques employées sont paradoxalement moins variées, la peinture et le dessin dominent. Seul Hervé Di Rosa a en plus de la peinture développé la sculpture dans son œuvre. Mais les supports sont très diversifiés. Robert Combas qui était issu d’un lieu modeste n’avait pas beaucoup de moyen pour s’acheter du matériel de peinture. Il utilisait donc toute sorte de supports comme le carton, les tables, les portes, les rideaux, les draps. 
Je terminerai avec une citation de Robert Combas qui définit son art comme ceci :
«  La Figuration Libre, c’est faire ce qu’on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement.
La Figuration Libre, c’est s’amuser, c’est être décontracté, en anglais on appelle ça « avoir le fun », un terme de la musique pop.
La Figuration Libre ce n’est pas « moi je dessine bien », « moi je sais faire ça mieux que les autres ».
La Figuration Libre c’est se servir de toutes les recettes sans complexe pour améliorer son travail quand il est incorrect.
La Figuration Libre c’est mettre de la couleur sur son dessin mal fait, c’est cacher avec du noir les imperfections d’une peinture et de la sorte faire jaillir les couleurs en entourant toutes les formes.
La Figuration Libre c’est quand je fais une bande dessinée avec un héros rigolo et que le lendemain matin je laisse tout tomber pour faire une grande toile sur la bataille de Waterloo. » Robert  COMBAS
Fluxus par Loana
C'est dans les années 1960 que Fluxus apparaît.
Fluxus qui veut dire « flux » ou « courant » est un mot qui est apparu pour la première fois dans la galerie de Georges Maciunas, un artiste important dans ce courant artistique.
Les influences de Fluxus viennent du dadaïsme notamment avec Marcel Duchamp et de la musique contemporaine avec John Cage.
Quel est le concept/but de Fluxus? 
Benjamin Vautier appelé Ben, un artiste « fluxusien », l'explique en une phrase : « C'est  l'importance de la non importance »
En effet, Fluxus est fait pour divertir un public sans qu'il y ai besoin de connaissances particulières (culture, etc...), et en plus il y a de l'humour. C'est le refus d'un art ennuyeux. Plus qu'un mouvement, c'est une attitude, un état d'esprit qui revendique le non art et donc où tout est art. L'idée c'est d'abolir toute frontière entre l'art et la vie et donc de réduire l'art aux choses simples et quotidiennes. Ainsi, cela permet un art accessible où chacun peut devenir artiste. C'est aussi un moyen d'unir l'art et le public : finies sont les « galeries d'art » exposant des « œuvres d'art » que le public regarde en se sentant, en étant loin et en n’intervenant pas.
Fluxus c'est un mouvement ouvert où tout est possible.
Comment les artistes montrent leur art si il n'y a pas d'oeuvres?
Les fondateurs commencent par lancer des événements spontanés. Le premier concert Fluxus, le « Fluxus International Festspiele Neuester Musik » a lieu en 1962 en Allemagne. Ces concerts ce sont des performances et de la musique : les performances sont des scènes banales et la musique des sons usuels.
Par exemple, John Cage a fait un concert où il s'est contenté d'ouvrir les portes de la salle sur la rue.
Il existe des partitions Fluxus qui sont des sortes de performances écrites. Voici quelques exemples par divers artistes :
  • ROBIN PAGE : Guitare Solo : Arriver sur scène avec une guitare, la jeter à ses pieds et lui faire faire le tour du paté de maison. (Londres, 1962)
  • BEN : Ne pensez plus : On demandera au public par panneau ou annonce d'essayer de ne plus penser (1963, été).
  • GEORGES MACIUNAS : Quatuor à cordes : Une tige de métal (qui a été traité à la colophane) est frottée contre le Fa produisant un son aigu.
Et il y a bien d'autres artistes comme LA MONTE YOUNG, YOKO ONO, JOSEPH BEUYS, etc...
Comme le principe de Fluxus est que tout est art, Fluxus ce ne sont sont pas que des concerts c'est tout : cela peut être des revues, de la vidéo, du collage etc...
Fluxus à première vue
Quand on ne connaît pas ce courant, on se demande où est l'art « habituel » car ce ne sont pas des œuvres d'art, des tableaux. En bref, c'est une nouvelle façon intéressante de voir l'art car tout les codes qui nous permettent d'identifier l'art sont abolis.
Et au final, qu'est-ce que l'art ?
Pour + d'infos : Ben a créé la « Fondation du doute ». Il la désigne comme ceci : « ce n'est ni un musée, ni un centre d'art mais un lieu original où règne l'esprit Fluxus ».
Site : http://www.fondationdudoute.fr/
Le Pop’art par Léo

Qu'est ce qu'un mouvement  ? (avis personnel)  :
Pour  moi un mouvement artistique, c'est un groupement d'artistes qui partagent les mêmes idéaux, valeurs et sensibilités artistiques qui les ont inspirés. Ce qui pour moi caractérise un mouvement c'est son époque. On peut y rajouter avec cette dernière les cultures, les fonctionnements de la société à ce moment, les événements marquants etc. Les mouvements artistique sont en quelques sortes l’imprégnation d'une «  époque  ».

Introduction  : Le Pop art, dit Popular Art est un des mouvements principaux du 20ème siècle. Ce dernier a marqué l'histoire de l'Art avec ses premières œuvres au début des années 50. Plusieurs artistes de plusieurs pays furent très connus grâce à ce mouvement. Les œuvres Pop art peuvent prendre n'importe quelles formes  : peinture, photo, sérigraphie, sculpture, récupération, accumulation d'objets...
Le Pop art se base majoritairement sur la culture populaire (d’où son nom), mais aussi sur la dérision et la provocation par rapport à différentes thématiques.

Le commencement du POP ART et les artistes...  :
Angleterre
Les précurseurs du Pop art sont les artistes britanniques  : Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton, John McHale, Toni del Renzio, William Turnbull, Lawrence Alloway, Nigel Henderson et bien d'autres encore qui formèrent l'INDEPEDENT GROUP en 1952 à Londres. Ils étaient déterminés à apporter à l'Art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et de la société de consommation.

États Unis
Avec l’extension du Pop art Anglais, le Pop art américain fit ses premiers pas en  1958 a New York. Les premiers artistes pop américain  sont Claes Oldenburg, Jim Dine, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, James Rosenquist, George Segal, Tom Wesselman. Nous allons nous intéresser particulièrement à Andy Warhol. 


Pendant ce temps en France...
Dès le début des années 1960,  le Pop art est présent en France, mais il n'est pas appelé Pop art, mais Nouveau–Réalisme, toujours dans le but de créer des symboles puissants de la consommation, dans le même but que le Pop art. Les artistes français qui ont été les plus influents sont  : Arman, César, Jean Tinguely, Niki de St Phalle et même Yves Klein.

Qu'est ce que le POP ART  ?
Pour éclairer la question selon une phrase représentative qui est  :
«  Le concept du Pop art est représenté par les artistes dans l'attitude donnée à l’œuvre plutôt que par l’œuvre elle-même  »
Pour simplifier, le message et l'intention de l'artiste à faire passer par son œuvre  est plus important que l’œuvre en elle-même. C'est pour cela que certaines œuvres pop sont vivement critiquées.
- Le Pop art est en partie un art engagé -
- Le POP ART, une affaire d'opposition avec l'art en lui-même.
Le Pop art vise à briser les codes de l'Art qu'il soit académique, issue de la haute société (bourgeoisie) et aussi à délaisser les notions habituelles des Beaux-Arts.
Dans la continuité, le Pop art va à l'encontre de l'Expressionnisme abstrait qui était encore présent dans les années 50.
L'art populaire confrontait les idéaux de l’Expressionnisme abstrait et de l'art académique. Pour exemple, Andy Warhol a reprit le concept de Jackson Pollock, le «  dripping  ». Ce dernier a projeté de l'urine sur une toile qui était peinte avec de la peinture métallique. Résultat  : l'urine a oxydé la peinture métallique et le rendu est comparable au «  all overs  » de Jackson Pollock. Les «  Piss paintings  », comme le disait Andy Warhol, étaient une provocation envers Pollock et une opposition  à certains idéaux.
- Le Pop art critique l’œuvre d'art -
- Les critiques et combats du POP ART.
Certains pop-artistes français comme Arman, César ou Andy Wharol vont jouer avec la notion d'objet ou d’icône (humaine) dans la société de consommation. Ils vont par exemple prendre un objet et l'isoler de toute chose extérieure pour ensuite le mettre en valeur et le dupliquer. C'est le cas du diptyque de Marilyn Monroe, Andy Warhol montre la perte d'identité de Marilyn par la duplication (à l'aide de la sérigraphie) . Marilyn n'est plus vraiment une personne et entité vivante mais reconnue comme une icône avant tout.
Les artistes pop empruntent les procédés de la société de consommation pour ensuite renvoyer leurs créations avec un message contraire...
Le Pop art ne critique pas seulement l'Art et la société de consommation mais aussi la politique et les guerres. Pour exemple, l'oeuvre «  Electric chair  » d'Andy Warhol montre l'opposition de l'artiste à la peine de mort. Les œuvres telle que «  Whaam  !  » de Roy Lichtenstein traduisaient son profond dégoût pour la guerre et dénonçait la violence américaine sans limite pendant la guerre du Vietnam.

Et aujourd'hui...  ?
Même si nous n'avons pas assez de recul dans le temps, le Pop art est probablement le dernier mouvement existant que l'on peut encore observer à notre échelle.
Sachant que la société de consommation est de plus en plus croissante, le Pop art  demeure d'actualité et s'avère être une source d'inspiration pour les artistes d'aujourd'hui.

AVIS PERSONNEL SUR LE POP ART ET SES RICHESSES
Je considère le Pop art comme le courant inverse de l'Art tel qu'il existait depuis longtemps, même s'il est classé comme mouvement artistique. C'est un moment charnière dans l'histoire de l'Art.
Les valeurs du Pop art tel que le fait de pouvoir dénoncer et faire passer un message par l'intermédiaire d'une œuvre est une richesse intéressante à exploiter dans ce mouvement.
Le Pop art d’aujourd’hui pourrait s'apparenter au Street Art, et plus particulièrement à l'artiste Banksy qui crée des fresques engagées sur les murs de grandes villes ou encore à Shepard Fairey, un autre célèbre Street-artist américain.
 
Préraphaélisme        / Armand
Arts and Crafts        / Maéva
Impressionnisme        / Amélie
Réalisme            / Manon
Primitivisme            / Hector
Nabis                / Paco
Art nouveau            / Jocelyn
Japonisme            / Shamsa
Art déco            / Anièle
Cubisme            / Morgane
Dada                / Louise
Fauvisme            / Evan
Futurisme            / Danny
Bauhaus            / Juliette
Abstraction            / Yves
Muralisme            / Charles
Surréalisme            / Romane
Art nazi            / Emma
Réalisme socialiste    / Rebecca
Expressionnisme        / Mona
Expressionnisme abstrait    / Méline
Land-Art            / Angèle
vidéo                /Lilla

mercredi 29 mars 2017

La villa Savoye, par Charles


La villa Savoye est une villa créee par Le Corbusier en 1931 à Poissy pour Monsieur et madame
Savoye.

La Villa est très géométrique et semble figée. On peut décomposer la villa en trois parties, il y un
un rez de chaussez en arc de cercle, parallélépipède rectangle pour l'étage et un mur composé de
partie arrondie et plate sur le toit terrasse. Le rez de chaussé est en retrait par rapport à la façade.
L'autre partie de la villa (le premier étage) qui est soutenue par de fins pilotis semble être posée
dessus. Sa surface est lisse et blanche et une fenêtre en bandeau la traverse au milieu dans toute sa
longueur.

La construction de la villa a démarré en 1929 en pleine crise économique mondiale déclenchée par
le krach de Wall street. Et c'est aussi à cette époque que l'automobile commence à se développer.
Le Corbusier a conçu ses plans en fonction du degré de braquage de la voiture de Mr et Mme
Savoye pour que l'espace rendu libre par les pilotis permette d’accueillir leur voiture afin
d’effectuer un demi tour et se garer.

La villa Savoye est devenue une icône au 20eme siècle. Elle est une nouveauté, tout est nouveau
chez elle. La villa illustre le Dom-ino fameuse invention du Corbusier inspiré par son stage effectué
en 1909 chez Auguste Perret précurseur des poteaux, poutres en béton armé. A travers elle Le
Corbusier énonce les 5 points de l'architecture moderne : les pilotis, le toit-terrasse, la fenêtre en
bandeau, la façade libre et le plan libre rendu possible grâce aux pilotis. Il offre une nouvelle vision
de l'architecture. Pour pouvoir aménager un bâtiment comme il le souhaite, il change toute sa
structure, son armature, ce qui change également l'apparence extérieure de l'objet en question.
Des termes spécifiques et du vocabulaire ont été inventé par Le Corbusier pour la villa et ils sont
encore utilisés aujourd'hui dans le monde de l'architecture (plan libre, façade libre...).

Aujourd'hui ce n'est peut être pas une icône aussi forte qu'autrefois mais elle continue d'influencer
des architectes. Si l'on regarde bien autour de nous on se rend compte que la plupart des bâtiments
qui nous entourent aujourd'hui possèdent des pilotis, des poteaux, afin de rendre l’aménagement
intérieur plus facile. Nous continuons encore à utiliser cela, prenons l'exemple de la gare de Nantes
qui va être réaménagée. Le projet pour 2019 propose une structure Dom-ino afin de créer des
espaces vastes sans aucun mur. C'est extrêmement utile pour l'aménagement intérieur notamment ici
pour un espaces public. Cela a également été utilisé pour l’école d'architecture à Nantes. Le toit
terrasse est également présent sur de nombreux bâtiments. Maintenant dès que l'on peut le faire, on
le fait surtout aujourd'hui ou l'on veut du végétal absolument partout. Les fenêtres en bandeau sont
omniprésentes dans l'architecture actuelle.

J'ai choisis de présenter la villa Savoye car je ne traite jamais de sujet d'architecture dans mes
exposés et que cela m'avait intéressé en seconde lorsque l'on en avait parlé. Je me suis dit que
j'apprendrais sûrement d'autres choses à ce sujet en réalisant un exposé dessus.





Le voyage de Chihiro, par Yves



La réalisation : Le Voyage de Chihiro est un film d'animation japonais écrit et réalisé par Hayao Miyazaki il est produit par le studio Ghibli, sorti en 2001. Il écrit le scénario en s'inspirant de la fille de son producteur associé Seiji Okuda. La production de Chihiro débute en 2000 avec un budget de 19 millions de dollars. Il sortira le 27 Juillet 2001 au Japon et sera présenté en France lors du festival de l'image japonaise le 22 Décembre 2001. La composition de la bande originale du film est confiée à Joe Hisaishi qui a d’ailleurs réaliser celle de princesse Mononoké. le nom original du film est « sen et la disparition de Chihiro ». Ce long métrage est totalement réalisé a la main par Hayao Miyazaki et ses acolytes.

Le scénario :  Le film raconte l'histoire de Chihiro, une fillette de dix ans qui, alors qu'elle se rend dans sa nouvelle maison, entre dans le monde des esprits et des dieux. Après la transformation de ses parents en porcs par la sorcière Yubaba, Chihiro prend un emploi dans l'établissement de bains de Yubaba pour retrouver ses parents et le monde humain. Il y développe plusieurs thèmes qui lui sont chers, dont l'intégration par le travail collectif, le voyage initiatique, le renouement avec les valeurs ancestrales (notamment le shinto), le danger de la société moderne pour la nature et les traditions et la perte identité.

Ce film repose sur une opposition entre le monde extérieure et l'établissement des bains cette opposition réside tant bien dans les couleurs que dans la composition.

Les bains :
  • composition : la règles des tiers – A chaque intersections il y a une action importante.
  • couleurs :ocre jaune, rouge, blanc, cuivre, noir
  • formes : organiques
L’extérieure :
  • composition : en deux parties la césure se fait au niveau de la ligne d'horizon
  • couleurs : une couleur domine dans chaque plan extérieure (bleu-vert)
  • formes : organiques
Les personnages et les clins d’œil : les personnages ont pour but de dénoncer des faits de société 
  • le sans visage : tous les problèmes se règlent avec de l'argent
  • le dieu putride : dénonce la pollution des rivières et des océans 
  • la lanterne a la fin : lampe Pixar
  • le personnage dans l’ascenseur : mon voisin Totoro
Choix :

Ce film a bercer mon enfance c'est donc a mon sens une icône personnelle mais elle est aussi une icône internationale en effet c’est le plus grand succès de l'histoire il a fait 32 751 926 entré au box office.

"Omaha beach", par Méline

American soldier landing on Omaha Beach ou The face in the surf, photographie de Robert Capa (6 juin 1944)

 
 

Robert Capa était un photojournaliste, juif hongrois, du XXe siècle (1913-1954), de son vrai nom André Friedmann. Il participe en tant que photographe à la guerre d’Espagne (1936-1939) au coté de Gerda Taro sa compagne (elle aussi photographe) et assiste au débarquement de Normandie le 6 juin 1944, il prenait à cette époque des photos pour le magazine américain LIFE. En 1947, il fonde l'agence de presse Magnum. Capa est aussi en 1954 présent lors de la guerre d'Indochine au cours de laquelle il saute sur une mine. Il s'intéressait à l'éphémère de la vie, aux instants fragiles de l'existence.

American soldier landing on Omaha Beach ou The face in the surf  (les deux titres sont possible) est une photographie (2D), noir & blanche tirée sur papier (elle appartient maintenant à l'agence Magnum). Ses dimensions sont raisonnables 34,5x23 cm.

Photo prise sur le vif, au moment même de l'action, Capa a adopté pour ce cliché un plan d'ensemble avec un point de vue légèrement plongé, faisant le focus sur le soldat, l'élément central de cette photographie.
Au premier plan, on aperçoit un soldat équipé qui débarque, allongé sur le sable ou dans l'eau, on est en plan rapproché sur son visage. Il paraît crispé, déterminé, concentré à aller vers son objectif qui est d'atteindre la plage.
  Au second plan, la mer avec des formes qui surnagent, on n'arrive pas à déterminer si ce sont des corps, des armes, cela forme une impression de désordre, de chaos. On voit aussi des croix métalliques, disposées dans la mer pour empêcher le débarquement.
L'arrière plan n'est qu'une atmosphère grise, floue renforçant l'idée de mouvement, l'eau et le ciel se confondant.

Durant le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944 lors de l'opération Overlord (moment où la photo a été prise la photo). Capa, envoyé par le magazine LIFE sur le terrain, vivait chaque instants du débarquement au coté des soldats américains. Il en reste aujourd’hui des témoignages de ses compagnons de guerre, le soldat Huston Riley raconte : «Deux gars m'ont aidé à sortir de l'eau, un sergent de l'Easy Company et un photographe avec un appareil photo autour du cou. Ce devait être Robert Capa. Il n'y en avait pas d'autre. Je me suis dit : ''Mais que diable ce dingue de photographe fait-il ici ?'' ».
Une version des faits, la plus connue, raconte que Capa serai arrivé avec la première vague et serait donc resté à peu près une heure et demi à prendre des photos avant de repartir. Il aurait pris au total 4 bobines de photos dont 3 auraient été détruites à cause d'erreurs d'exposition mais aussi d'un mauvais traitement lors du développement au laboratoire, le laborantin détruisant la plupart des négatifs et donnant aux rares images survivantes (seulement 11)  un vernis de formes fluides et erratiques. La plus floue, reste la plus connue aujourd’hui : American soldier landing on Omaha Beach.
Des experts de la photographie ont beaucoup étudié les photos de Capa et les témoignages du débarquement le concernant et en ont conclu une autre version des faits. Capa ne serait pas arrivé avec la première vague mais avec la deuxième et donc resté à peine une demi heure sur place, le temps pour lui de prendre une dizaine de photos seulement, les photos floues ne seraient donc pas dues à une mauvaise manipulation du laborantin mais bien à Capa lui même, l'eau de la mer, et beaucoup de panique.
D'après les experts la première version, plus scénarisée, plus impressionnante aurait été inventée par le magazine par peur que les lecteurs de LIFE ne soient déçus du travail pauvre en quantité de Robert Capa, le plus grand photographe de guerre.
Malgré tout Robert Capa a réussi à retransmettre l'atmosphère tendue et la violence du débarquement de Normandie.

Cette photographie à la base une photo de reportage, est considérée maintenant comme une photo d'Art, exposée dans plusieurs musées et galeries. Elle n'en perd pourtant pas son coté de photo de reportage, véritable icône du Dday (Jour J), elle retransmet avec beaucoup d'engagement ce qu'était le débarquement et plus généralement la violence de la guerre.

J'ai choisi cette œuvre comme icône car je m'intéresse beaucoup à la photographie et admire Robert Capa pour son travail. Et je pense qu'elle est incontournable dans plusieurs domaines, tout d'abord dans le photo reportage, mais aussi dans les œuvre engagées : Capa risquant sa vie pour dénoncer la violence de la guerre.

Méline GRELLIER

La Joconde, par Paco



lundi 27 février 2017

"Ceci n'est pas une pipe", par Camille

 

La Trahison des images connaissez vous ce tableau  ? Si je vous dis «   ceci n'est pas une pipe  » vous assimilerez avec plus de facilitées cette citation à son tableau.

La trahison des images est un tableau de rené Magritte peint en 1928-1929, c'est une peinture sur toile, de dimensions 59 cm x 65 cm appartenant au mouvement du dadaïsme. On peut le retrouver au Los Angeles County Museum.

Ce tableau représente l'image d'une pipe accompagnée de la légende «  Ceci n'est pas une pipe  ». Le tableau a pour but de démontrer, même en représentant une pipe d'une manière la plus réaliste qu'il soit, ceci reste une représentation, une image, inscrite dans un tableau. «  Elle ne reste qu’une image de pipe qu'on ne peut ni bourrer, ni fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe.  »

L'auteur  : René Magritte

Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte   : «   Ceci n’est pas une pipe   » Il s’agit en fait de considérer l’objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d’un terme à la fois abstrait et arbitraire.

Analyse de l’œuvre

A première vue, une pipe, accompagnée d'une citation «  ceci n'est pas une pipe  »  ; a contrario, nous avons la représentation d'une pipe dans un tableau. La technique utilisée par René Magritte est l'huile sur toile, les couleurs principales sont le marron foncé et du noir pour la pipe, un beige à l'arrière plan. C'est une peinture très réaliste, on pourrait presque croire que c'est une vraie pipe. Ce tableau est donc composé en trois parties, la pipe au premier plan, la citation et le fond beige à l'arrière plan.

René Magritte disait «  La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée  ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe  ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau “Ceci est une pipe”, j’aurais menti  !  »
D'où sa  fameuse citation «  ceci  n'est pas une pipe  ».
Ce n'est qu'une image finalement, accompagnée d'un texte, le tout sans réel intérêt malgré l'intrigue que la citation porte à cette représentation, il ne faut pas se fier à son regard...





Les reprises dans diverses domaines

La trahison des images a été reprise plusieurs fois, dans diverses domaines. Il a été repris dans le domaine du textile, sur des tee-shirt par exemple ou encore des chaussures  :  Le slogan a été repris dans beaucoup de représentation mais différemment, exemple avec le « ceci n'est pas une nike » ou encore « this is not a hammer ». Cela a été repris dans plusieurs pays, en plusieurs langues, des caricatures et diverses artistes l'ont repris. 

J'ai fais le choix de choisir cette œuvre car premièrement je l'ai découverte dans un livre, « nos étoiles contraires » et cela m'a mis la puce à l'oreille, en cherchant bien j'ai pu constater que cette œuvre était reprise par beaucoup et amenait à une réflexion, de plus, cette œuvre est connue par beaucoup.


mardi 7 février 2017

La "banane d'Andy Warhol", par Lilla