dimanche 6 avril 2008

NICOLAS DE STAËL:

Suite à notre visite du centre Pompidou, j'ai réaffirmé mon attirance pour les toiles de Nicolas de Staël. Je vais donc entreprendre des recherches sur ce peintre. Par exemple, pour connaître à quel mouvement il a appartenu, et les caractéristiques de sa peinture.


Nicolas de Staël est un peintre Français d'origine Russe né le 5 janvier à Saint-Petersbourg. Il est entré dans la légende de l'art contemporain en 1955 après sa mort.
Les déplacements réguliers vécus depuis son enfance vont faire de lui un grand voyageur, de Bruxelles à Paris, de Paris en Provence, d'Italie en Espagne... C'est un artiste qui ne tient pas en place. Il était très cultivé et curieux, aimait beaucoup les ruines, les temples Gréco-Romains, les mozaïques byzantines.
Il était également très sensible aux paysages.
Ce fût un peintre et dessinateur sans relâche mais aussi un écrivain admirable(avec ses nombreuses lettres) "le travail va par à-coups, de la terreur lente aux éclairs" avait-il dit.
Nicolas de Staël fit des va et vient entre la figuration et l'abstraction, il s'est toujours interrogé sur la peinture, la matière, le rythme, l'espace. Son oeuvre pourtant lumineuse et harmonieuse, créee de la souffrance. Ses peintures montrent l'effort de cet artistes pour toujours se dépasser.

"toute ma vie, j'ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m'aider à vivre, me libérer de toutes les impressions, de toutes les sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai jamais trouvé d'autre issue que la peinture."

De Staël s'empare de la matière et peu à peu en appréhende la saveur et la sensualité. Il la répand en surfaces franches, éclatantes de lumière et de couleurs, qui donnent naissance à des oeuvres abstraites.
À partir de 1948, les formes se simplifient toujours plus. Les couleurs s'aventurent vers les roses, beiges, gris lumineux, jusqu'à ce qu'il utilise le bleu en 1949. Puis il fait évoluer sa matière en travaillant la pâte au couteau, les formes se dilatent, l'espace respire.
En 1950, il est beaucoup admiré pour sa matière précieuse et grasse, ses couleurs subtiles et irréelles, sa possession des surfaces. Peu après, il n'est pas satisfait de ses toiles, il décide donc de se réapproprier le réel. Il réalise donc "les toits" suivi d'une série de paysages et de natures mortes. Il les qualifie de peinture pure, transparente et déchaînée.
Pour sa série des "footballeurs", il y a une rencontre étonnante entre la réalité de ses souvenirs et les masses puissantes, fortes, épaisses et dynamiques de la matière et des couleurs. Il a capté et mémorisé un rythme, un mouvement, la fougue des footballeurs.
Ensuite il se repose sur la nature. Il va d'espace en espace. Il peint des séries de paysages de petites dimensions.
Puis il s'intéressera aussi au rythme musical et affirmera " je veux réaliser dans l'harmonie".
En 1954, il rencontre Douglas Cooper, peintre cubiste, ce qui le poussa à construire des formes plus sobres et plus sombres. Il se sert de brosses pour alléger sa matière. Il réalise des formes nouvelles: planes, lisses. La matière diluée à la térébenthine est plus fluide.
Mais il lui semble être au bout de ce qu'il peut peindre, créer. Il pense avoir atteint une stabilité peinte, une image lumineuse. Il trouve ses toiles de plus en plus immobiles et devient obsédé par ce qu'il qualifie d'une "impossible perfection".
Et le 16 mars, il met fin à ses jours en laissant pour message: "je n'ai pas la force de parachever mes tableaux. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi. De tout coeur."


NP: Je pense que ma synthèse est peut-être un peu longue, mais j'ai trouvé beaucoup d'informations très intéressantes. Surtout en ce qui concerne son travail de la matière et des couleurs qui évolue au cours de sa vie. C'était un artiste qui voulait toujours se dépasser et qui a abordé énormément de thèmes.

Sources: DADA n°90

Sage Justine