mercredi 2 avril 2008

le Facteur Cheval

Une source d’inspiration pour l’art

Suite à une recherche pour une intervention en EPF sur le Douanier Rousseau, je me suis interrogée sur les œuvres des « anonymes ». Puis, par hasard, j’ai lu un prospectus sur le facteur Cheval et son palais. Donc, je voudrais en savoir plus sur ce fameux palais.

Ferdinand CHEVAL est né en 1836 et mort en 1924. Il est désigné facteur Cheval car il était employé de la Poste. De 1879 à 1912, il entreprend de construire un palais, venu de ses rêves. Durant ces 33 années de construction, il bâtit seul son palais idéal avec des pierres ramassées sur les chemins lors de ses tournées postales. Ce palais est situé à Hauterives dans la Drôme entre Lyon et Valence. Ce palais mélange tous les styles architecturaux, des animaux fantastiques sont représentés, des phrases et des dictons sont gravés. C’est « un temple de la nature ». Sa volonté est « d’unir tous les styles du monde et donc de bâtir la fraternité des peuples ». Durant les 33 années de construction, des mouvements artistiques nouveaux sont apparus mais le palais du facteur Cheval est toujours resté avant-gardiste. Son œuvre va inspirer Pablo Picasso, les surréalistes mais surtout Jean Dubuffet avec l’art brut.

Le petit Robert des noms propres 03 5904
Dada (magazine) n°128 mai 2007

En faisant les recherches sur le facteur Cheval, j’ai lu que le palais était une référence de l’art brut. De plus, j’ai trouvé des informations sur la palais du facteur Cheval dans des articles sur l’art brut. Cela m’a étonnée, surprise car je ne pensais pas que ce courant artistique :l’art brut et le palais du facteur Cheval, que je croyais très différents l’un de l’autre, soient en fait liés, rapprochés.

L’art brut commence dans les années 40 avec l’artiste Jean DUBUFFET. Il a une haine pour les œuvres aux « normes académiques ». Alors, il va s’intéresser aux œuvres des « anonymes », aux dessins d’enfants et aux travaux des « fous ».

Je n’ai pas eu le temps de finir. Je pensais avoir assez de temps pour rédiger.
Mais voici la suite :
En effet, ce qu’il trouvait remarquable chez les « anonymes » comme le facteur Cheval, c’est qu’ils ne mettaient pas en application les notions apprises par l’Académie car ils ne les savaient pas. Selon lui, ce sont les gens qui n’ont pas appris les règles qui « font » vraiment de l’art qu’ils soient fous ou sans éducation. Jean Dubuffet va théoriser ce que les « sans-rien » ont fait.
Dans ces « sans-rien », il y a :
• Adolf WOLFI, interné à l’asile pendant 35 ans, il s’invente un univers et fait ses travaux par pulsions.
• Aloïse, elle a aussi été internée à l’asile pendant 44 ans. Elle utilise des couleurs vives dans ses dessins, ses personnages ont les yeux entièrement bleus, on a l’impression qu’ils sont aveugles.
• Augustin LESAGE, il était mineur et un jour il entendit une voix qui lui dit qu’il deviendra peintre. Il pensait même que les peintres morts étaient en relation avec lui. Il en devenait obsédé.
• L’abbé Adolphe FOURE, il a sculpté 300 personnes dans le granit même.

Le 10/10/2007
Virginie CHAUVET