dimanche 27 janvier 2008

Sophie calle

Le 26 septembre 2007
Par Coralie Mariette


Lors de la visite de la Biennale à Venise, une seule artiste m’est vraiment restée à l’esprit. Seul le nom de Sophie Calle m’est resté en tête. Avant cette visite, cette artiste m’était inconnue ; c’est pourquoi je l’ai choisie pour ma recherche documentaire.

Dès que je recherche une photographie de cette femme, c’est très souvent la même qui revient : une femme vêtue d’une robe blanche qui se tient debout mais semble allongée car sa tête repose sur un oreiller. La photographie s’intitule « chambre à vue », elle date de 2003 et est l’œuvre de Jean Baptiste Mondino. De retrouver à chaque fois cette même photographie crée une unité autour du personnage.
Sophie Calle va remettre en cause, va se questionner sur une chose dot on croyait que jamais personne ne pourrait parler : « La sexualité féminine, qu’est-ce que c’est ? Etes-vous triste ? Oui. Pourquoi ? A cause de la sexualité féminine. »
Elle trouve qu’il y a une injustice sexuelle profonde, parallèle à la question économique des gens qui ont d l’argent, d’autre non… Elle travaillera sur cette question et réalisera un film : « Unfinished » qui signifie infinie et incomplet.
Si on lui demande si elle est triste, elle répond que oui. Alors que fait-elle contre ça ?
Elle répondra : « je suis un homme ».

Sophie Calle, c’est des phrases comme « Don’t leave me, Please follow me, no sex last night » et des questions, pleins de questions. D’ailleurs, avec Gregoire Bouiller elle en fera une liste dont en voici des extraits :
_ « Etes-vous triste ? »
_ « Qu’est-ce qui vous distingue des autres ? »
Sophie Calle, c’est le manque, l’absence, le gouffre, le continent noir. Le manque de photographier. La photographie du manque.
Elle veut juste que l’homme essaie de comprendre la sexualité féminine.
Voici une autre question de la liste :
_ « Sous quel physique et sous quelle forme aimeriez-vous revenir, et là, bien sur, que répondrait la femme brune ? En homme. Que vous reproche-t-on ? D’être une femme. »
Pour rivaliser avec le sexe fort, elle sort toujours en jupe, jambe nue, décolleté et talons hauts afin de gagner la partie du jeu entre le no sex et le sexe fort.

A 15ans, elle avait peur des hommes car au restaurant elle commanda le dessert « rêve de jeune fille » et découvrit dans son assiette une représentation du sexe masculin avec une banane et deux boules de vanilles. Mais ce qui la trouble c’est le sourire aux lèvres du serveur lui disant bon appétit. Elle fermera et retiendra ses yeux, ainsi qu’elle le fera des années plus tard lorsqu’un homme se mettra pour la première fois devant elle, nu.

Quelques anecdotes sur sa vie :

-Elle est devenue artiste car elle voulait plaire à son père, séduire son père.
-Elle dit souvent : « je ne m’analyse pas. »
-A30ans elle tombera enceinte et sa mère lui dira de garder l’enfant car si son père (à Sophie) venait à mourir aujourd’hui, elle ne s’en relèverait pas.

Sources: article périodique Beaux Art Magazine 234