dimanche 6 janvier 2008

Gustave Courbet

17/10/2007

J’ai découvert Gustave Courbet grâce à un de ses tableaux (« Le désespéré »). J’aimerais savoir quels sont les thèmes dont cet artiste à pu traiter dans ses oeuvres.

Courbet ayant fait énormément de choses dans sa vie, je ne peux pas tout dire, j’ai donc essayé d’extraire les éléments que je juge les plus importants.

Gustave Courbet, né le 10 juin 1819, à Ornans (Doubs). Il étudie au séminaire de sa ville natale, puis au Collège Royal de Besançon (philosophie), où il rencontre M.Flageoulot (élève de David, et de Gros). Il fait Histoire de l’Art, puis étudie les mathématiques avec un professeur qui va favoriser sa vocation pour la peinture, à l’insu de sa famille (son père voulait le voir au barreau).
Il va à Paris, où c’est la désillusion devant les tableaux de l’Ecole Française. Il déclare : « Si c’est là la peinture, alors je ne serais jamais peintre ! »
Il finit tout de même par suivre les élèves de Cabet et de Pierre Leroux. En même temps que la peinture, il étudie la philosophie.
Il fut avec les rédacteurs de la Réforme et du National, de la révolution active. Leur cause échoue.
En 1846, avec Champfleury et Max Buchon, ils nomment ce qu’il fait d’« art réaliste ».
Pendant 27 ans, il travaillera au contraire du romantisme, de l’art pour l’art et des étudiants du classicisme, « plutôt pour être un homme, que pour être un peintre ».
Il est très contesté, et on parle de lui dans le monde entier. Ses tableaux sont refusés par l’Académie. En 1850, il expose l’Enterment à Ornans. Il s’institue maître peintre, et meurt le 31 décembre 1877, à La Tour-de-Peilz en Suisse, d’une tumeur.

Courbet n’aime pas représenter les choses dans un style qu’il considère comme classique, et qui est à son époque pourtant très apprécié des peintres, comme les scènes historiques. Pour lui, il va être intéressant de montrer une scène banale, une scène de la vie quotidienne des gens. Et c’est d’ailleurs ce qu’il va faire tout au long de sa vie, il créera ainsi des polémiques en représentant sur des formats gigantesques (habituellement réservés aux scènes historiques), des scènes d’actualitées, tel l’Enterment à Ornans.
Puisqu’il va à contre sens pour l’époque, il sera très critiqué, certains grands peintres (ex : Delacroix ) regretterons publiquement qu’il "gâche ainsi son talent".

Incarcéré après la commune à Sainte-Pélagie, il déclara : »Pourvu que je me souvienne du soleil ».
Mais un grand changement bouleversera sa vie, et ses oeuvres, sa femme le quittera, emmenant loin de lui son fils. A partir de là, il montrera de plus en plus dans ses toiles l’amour qu’il porte aux femmes, allant souvent jusqu’à l’érotisme.
Il ira même jusqu’à modifier le projet d’une toile ( La sieste champêtre) où il s’était représenté avec son épouse, il modifia donc le dessin, pour obtenir l’Homme blessé, qui n’est autre que lui même, blessé à la poitrine ( au cœur ?).
Vers la fin de sa vie, il peindra surtout des paysages, où éléments de la nature (ex : La vague) qui impressionneront le public.
Il ne cherche pas à décrire un paysage, mais à provoquer une émotion.


sources : -le petit Larousse 2003
-l’oeil (n°579)
-dossier de l’Art-Courbet au grand palais
-les classiques de l’Art- Flammarion-Courbet

Dronneau Camille