dimanche 6 janvier 2008

Picabia

5/11/2007

A Beaubourg, il y avait plusieurs oeuvres de Picabia très différentes les unes des autres. Je voulais savoir quels styles il avait abordé.

Je ne cite pas beaucoup de ses oeuvres, car je cherchais surtout à comprendre ce qu’il avait souhaité exprimer.

Francis-Marie Martinez de Picabia, né le 22 janvier 1879, mort le 30 novembre à Paris, de mère française et de père espagnol était peintre, graphiste, mais aussi écrivain dadaïste et surréaliste.
Il fit ses études aux Beau Arts, puis aux Arts Décoratifs.
En 1808, il rencontra Alfred Sisley et Camille Pissarro, il toucha à la peinture impressionniste, cubiste, et enfin abstraite. Son aquarelle Caoutchouc (1909 Paris) fut considérée comme une des oeuvres fondatrices de l’art abstrait.
En 1911, il rejoint le groupe de Puteaux (1), et devient orphiste (2). Il crée le salon de la section d’or (3). « Là où le cubisme déracine, la section d’or s’enracine »
En 1913, il réalise une série d’œuvres reprenant l’esthétique du dessin industriel, où ses oeuvres sont volontairement absurdes par leurs titres, et les inscriptions textes dont elles sont pourvues.
De 1913 à 1915, il prend part aux mouvements d’avant garde, et contribue à emmener l’Art moderne en Amérique.
En 1916, il crée la revue 391 à Barcelone, et se lance dans le dadaïsme, faisant des choses en totale contradiction avec ses oeuvres précédentes.
En 1945, après avoir touché au futurisme, il en revient à l’Art abstrait.
Picabia était passionné par beaucoup de domaines différents (« chaque artiste est un moule. Moi j’aspire à en être plusieurs. Je souhaite même écrire un jour sur le mur de ma maison : artiste en tout genre. ») il fait donc en 1924 un court métrage, touchera à la photographie, et même à la poésie. Il fera aussi des décors, pour des Ballets.
A la fin de sa vie, il était ruiné, et cela se ressent dans les titres de ses oeuvres : « je n’ai plus envie de peindre », « quel prix ? », « peinture sans but », « silence »...
Picabia était quelqu’un qui refusait de se laisser enfermer dans un seul type d’expression.
« J’ai l’ambition de peindre des hommes et des femmes de la façon dont mon imagination ésotérique m’y poussera, je compte faire de la peinture qui, je l’espère, ne sera jamais classée en « iste », mais sera tout simplement une peinture Francis Picabia, la plus jolie possible, une peinture imbécile, susceptible de plaire à mon concierge aussi bien qu’a l’homme évolué. »

(1) le groupe de Puteaux : nom d’un groupe d’artistes européens, liés à une branche du cubisme : l’orphisme. Constitué vers 1911, ils se réunissaient à Puteaux(près de Paris).

(2) Orphiste : référence au poème d’Apollinaire : Orphée(1908).

(3) la section d’or : recherche de l’harmonie des formes idéales régies par le principe du nombre d’or.



sources : -wikipedia
-l’Oeil 542 (2002)
-Dada 086 (2002)
-Beaux Arts magasine 222 (2002)

Dronneau Camille