dimanche 2 décembre 2007

Le futurisme

novembre 2007
par Anaïs Chanon

J'ai découvert le futurisme à travers le nu descendant l’escalier de Duchamp. J’aimerais connaître le contexte politico-social du développement de ce mouvement ainsi que ses caractéristiques.

Un mouvement inscrit dans son temps

Le futurisme se développe en Italie. Marinetti, un jeune écrivain ambitieux, rédige son manifeste en réponse au mouvement cubiste français auquel il empreintra beaucoup.
Il évolue dans un contexte mouvementé. En effet, la révolution industrielle bat son plein et la révolution des transports débute. De plus, c’est un période de turbulences sociales où s’inscrit la montée du fascisme italien.

« La beauté de la vitesse »

Les sujets sont modernes et traitent de l’évolution du pays, des usines, des grèves, du milieu urbain. Mais le futurisme entretient surtout un amour profond pour le dynamisme engendré sur la technique. C’est l’avènement de l’industrie, des machines et bien sur de la vitesse

« La vitesse nie la réalité »

Le mouvement importe plus que la représentation. Le geste est donc la traduction d’un processus, une expression de la dynamique. En ce sens, on observe une dissolution de la figure, qui rappelle la peinture du cubisme, ainsi que la fusion des formes. Cela rend visible la rapidité du mouvement ainsi que les échanges entre corps et objets. Les futuristes reprendront ce que la chronophotographie a rendue visible soir le décomposition du mouvement.

« La guerre pour nettoyer le monde »

Le futurisme aime également la violence de la nouvelle société industrielle. Son programme politique, chauvin, provoquant et préfasciste, prônera « la guerre pour nettoyer le monde »

Son rapprochement avec Mussolini causera sa perte, en même temps que le régime.


L’esthétique futuriste est devenue source d’inspiration pour plusieurs générations. Ses recherches concernant l’intégration de l’humain dans son environnement, la traduction de l’énergie ainsi que son intêret pour les sciences, la technologie et les grenades villes inspireront d’autres mouvements comme le fonctionnalisme de Walter Gropius.

Sources :

  • Histoire de l’art, auteurs multiples ; édition Hachette, 1995
  • Futurisme et futurismes, auteurs multiples, édition chemin vert, 1986
  • « les fascistes », magazine l’Histoire numéro 235, septembre 1999

  • Chronologie de l’art du XXème siècle, édition Flammarion, 2003