mardi 20 novembre 2007

L’avant-gardisme

Le 17 octobre 2007
Par Coralie Mariette


Suite au cours d’ATC, je m’interroge sur l’avant-gardisme qui a été cité par le professeur, terme à propos duquel je n’avais aucune connaissance.

D’ après des définitions :
-Avant-garde : qui joue un rôle, ou prétend en jouer un, de précurseur, par ses audaces :
avancée.
-Avant-gardiste : qui appartient à l’avant-gardisme littéraire ou artistique.
-Avant-gardisme : le fait d’être de l’avant-garde.


D’ après le cours :
-C’est quelque chose qui va dépasser le passé. Volonté de révolutionner l’art et la culutre. Remettre en cause et proposer. Repartir de zéro.


Le cas Russe

Jean Pougny (peintre)- L’alchimiste du réel


Au début du XX siècle, il y aura des échanges artistiques incessants entre la France et la Russie.
La Première Guerre Mondiale viendra y mettre un terme brut. Ca faisait 5 ans qu’il était à Paris mais n’avait pas le choix que de rentrer dans son pays, en Russie.
A Paris, il avait pu s’y pénétrer de fauvisme et de cubisme et participait chaque année au « Salon des indépendants » qui permet aux artistes d’exposer librement leurs œuvres, sans se soumettre à un jury et en dehors de toute école.

Ne pouvant donc plus communiquer avec l’étranger, il va tomber dans l’avant-garde Russe. En 1915, il sera l’initiateur de la « Première exposition futuriste de tableaux, Tramway B. » qui a rassemblé des artistes connus sous le nom de « cubo-futuristes ».
Le nom des toiles était tenu secret jusqu’au jour de l’ouverture. La surprise fut d’y voir émerger deux écoles rassemblées autour de Malevitch et Tatline. Malevitch avait présenté des tableaux « alogiques » (=déraisonnable), des variations excentriques du cubisme, des juxtapositions de fragments incohérents.
Tatline, avait transposait le cubisme en volume et poussant jusqu’au bout sa déconstruction de la forme. Il exposait aussi des reliefs complètements abstraits et mettant en valeur les matériaux.

Pougny, lui, montrait onze œuvres fortement cubistes et un relief « joueurs de carte » qui avait provoqué scandale et de nombreuses critique car sans doute elle représentait un rejet totale de la peinture, une « barricade de ferraille et de détritus » au moment où « le sang des enfants Russe coule à flots. »

Fin 1915, il réunira Malevitch et Tatline avec leur discipline pour la «dernière exposition futuristes de tableaux, 0.10 ».

Il se posera en disciple du suprématisme : avec sa « nature morte au marteau » , il fait d’un simple outil, le sujet d’une œuvre, lui donnant une fonction picturale intégrée à une composition géométrique associée à la couleur

Il propose un art où « l’objet [est] libéré du sens » (d’après ses propres termes) pour acquérir un sens nouveau mais sans pour autant perdre son caractère d’objet ( à usage social).

Il aura une transmutation (comme Picasso à la même époque, tout est bon pour faire un tableau) ; il marquera une préférence pour ce qui n’a pas normalement de valeur esthétique. Désir de s’inspirer du quotidien ; il s’agit pour lui de « métamorphoser des objets inutiles et laids en objets précieux. »

En 1917, il essaiera de revenir à une sorte de « formalisme réaliste » qui lui permettrait de transcrire la réalité visible selon un mode de composition géométrique suprématiste. (Alliance : naturaliste + abstraction géométrique).

Peu satisfait (« au fond, le suprématisme reste une construction expérimentale à l’intérieur du tableau »).

Il s’enfuira à Berlin avant de s’installer à Paris en 1924. Il y décèdera en 1956.



Sources :
-Beau- arts magazine n°113
-dictionnaire.