mardi 20 novembre 2007

Le photomontage

Le 24 octobre 2007
Par Coralie Mariette

Dans le cas du constructivisme Russe et du cours de RA nous avons vu des exemples de photomontage.
Je vais orienter mes recherches sur cette technique pour en savoir plus et élargir mes connaissances à ce sujet.

John Heartfielf (allemand) a appartenu au mouvement DADA et à l’anti-nationalisme.
Ces œuvres sont réactives à « l’obscurantisme nazi » et on irait jusqu’à dire qu’elles sont « satires féroces du régime nazi ».
A travers ses créations, il résiste et s’oppose au régime.

On ne peut pas vraiment qualifier son travail de photomontage car il ne réalisait pas de prise de vus.
On peut établir un rapprochement avec Rodtchenko (dans leur graphisme en créant des jaquettes de livre, des affiches et des pages de magazines politiques).

Ses photomontages sont qualifiés « de nouveaux espaces de discours éclatés, à coup de ciseaux rageurs, de découpages ambigus, de « mots en libertés » brutaux et vengeurs ». Il ya donc une certaine énergie, force dans ses travaux très expressifs.

Tout au long de sa vie il gardera l’éthique « de la démonstration visuelle,par un langage simple et directement interprété d’assembleur rassembleur d’images et de messages ».


Serguei Paradjanov est un autre exemple de photomonteur mais d’un style différent.
Il sera brimé et pourchassé lors de la répression des intellectuels en Union Soviétique. Il fut condamné à 5ans d’emprisonnement dans un camp de travail.
Etant cinéaste, il fut donc privé de tournages alors il n’a cessé de produire des collages et des photomontages.
Il trouvait l’inspiration dans des objets chinés et des débris, des fragments de tissus, des coquillages,…
Ses collages sont colorés, poétiques et composés de divers matériaux associés.
Il ne fait des collages et des photomontages mais associe les deux.
Ses créations dynamiques et vivantes et mixtes dans une diversité de supports en noirs et blancs et d’autres en couleurs.
Certains montages témoignent de sa frustration tandis que d’autres comme « J’ai vendu ma datcha » (1985) sont plus joyeux.
Quelques-unes de ses réalisations font penser à des tableaux de peintres mais qu’il a décliné en collant des motifs, des coquillages …
Dans ses collages il utilisera tout et n’importe quoi. En effet, ça va de l’ampoule brisée, à des plumes, de la porcelaine et même des perles.
Il y a un mélange avec le monde humain, animal et végétal.


Le rapport entre les deux artistes que j’ai choisi est que tout deux ne réaliseront pas des photomontages que par des clichés mais ils y associeront des collages mais dans deux styles bien différents qui leurs sont propres à chacun.


Sources :
-article périodique Beaux-Arts Magazines n°111
-Le Monde 2, 30/12/2006