samedi 19 novembre 2011

recherche N°2 : Le minimalisme


Pour cette deuxième recherche je m’oriente sur la notion de minimalisme que ce soit dans l’art ou dans le design.

Lorsque l’on évoque cette notion certains grands noms apparaissent automatiquement. Ainsi sur l’article du minimalisme du centre Pompidou on entendra fréquemment parler de Ad Reinhardt, Frank Stella, Donald Judd, Carl Andre ou encore Dan Flavin. On définira leur travail qu’il soit plastique ou lié au design, comme un débordement subjectif de l’expressionnisme abstrait et de la figuration du POP ART.

Ce minimalisme se caractérise par un souci d’économie de moyens. Ce terme n’apparaîtra que dans les années 60 aux Etats-Unis bien que d’autres artistes et designer aient eu la même démarche un certain nombre d’années auparavant. Par exemple le travail de l’artiste de Frank Stella en 1958, s’inspire fortement des œuvres de Jasper Johns et en particulier les « cibles » et les « drapeaux ». Ce qui l’intéresse dans ce travail c’est le fait que l’artiste réduise l’iconographie à quelques signes reconnaissables par tous. Stella réinterprète donc cette iconographie dans ces « black paintings ».

Mais dans le cadre du design il y a également des précurseurs, en effet le minimalisme est l’héritier direct de l’architecte Mies Van Der Rohe ou du Corbusier. On apprend dans le magazine Intramuros N°150 la collaboration du Corbusier avec Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret. Si le jeu sur « l’épuré » et « la sobriété » est l’une des caractéristiques communes à tous ces artistes, elle n’en constitue pas pour autant le but premier. C’est pour cette raison, que certains artistes rejetteront cette appellation « d’art minimal » car ils ne sont pas d’accord avec la connotation pauvre de ce terme. La réflexion de ces artistes se base exclusivement sur la perception des objets dans leur espace, si certains évoquent cet espace par des structures ou des formes géométriques d’autres comme Dan Flavin le représentent en jouant avec la lumière.

Cette influence se retrouve dans le design actuel. Je trouve dans un autre Intramuros les créations des frères Bouroullec, ainsi qu’un projet moins connu : « AD HOC » de Jakob et Marc Farlane, qui décident pour la rénovation des docks en bord de Seine, de conserver l’ancien dépôt de marchandise et les espaces créent par sa géométrie et simplement de greffer un espace inspiré par les flux de la Seine. A l’esthétique brute, ils jouent avec l’armature du bâtiment pour la signalétique.

On peut donc conclure en disant que la démarche minimaliste est omniprésente dans l’univers du design comme le milieu artistique depuis le début du XXème siècle et encore de nos jours.

Jules Gorget