mercredi 16 novembre 2011

Le dada (Lise Vandini)

Au début du 20ème siècle, l'art est en permanente évolution, différents courants se succèdent comme le symbolisme, le cubisme ou encore le futurisme. Quelques jeunes gens fuient la première guerre mondiale, car ils ne se sentent pas concernés, ils se retrouvent donc en comité et créent un mouvement au nom dépourvu de sens : le Dada.

Le mot Dada a été trouvé en ouvrant une page du dictionnaire et en pointant du doigt un mot au hasard, ce jeu n'est que le commencement d'un tas d'autres jeux absurdes comme celui du "cadavre exquis" qui est un jeu d'écriture aléatoire, les participants, tour à tour écrivaient un mot (sujet, verbe, complément) sur une même feuille qu'ils pliaient pour cacher le mot qu'ils venaient d'écrire avant de passer à leur voisins ; le hasard formait donc une phrase absurde. La plus connue n'est autre que celle qui a donné le nom de ce jeu : "Le cadavre exquis boira le vin nouveau."

Le mouvement Dada utilise la technique du collage, elle consiste à associer plusieurs éléments au moyen de différentes attaches (colle, lien, ficelle, clous, agrafes). Les éléments qui constituent l'objet ne renvoient pas obligatoirement au même univers, ce qui crées des visuels incongrus, et qui forme le carme du collage. Picasso et Braque, artistes cubiques étaient les précurseurs de ce mouvements car ils utilisaient eux-aussi le collage.
Les dadaïstes utilisaient par ailleurs le détournement d'objets et la récupération ; ils utilisaient des matériaux jugés ignobles, à contrario de ceux utilisés par les "vrais artistes", tel que de vieux débris, des matériaux de récupération ; ils sont en quelque sorte les précurseurs du recyclage ! Comme Marcel Janco qui créer un masque à partir de papiers d'origines diverses.

Les dadaïstes s'attachent plus particulièrement au sens, au contenu et pas seulement aux moyens ; l'oeuvre dada revendique des idées sociales, politiques, psychologiques... L'artiste dadaïste est contre l'idée habituelle de l'art, il est contre le beau, la peinture, la sculpture, la littérature, contre la société. Le dadaïste doit faire preuve de folie, d'imagination, de drôlerie, d'esprit critique et d'intelligence.

Ces artistes proposent des collages, des jeux de mots, des mots nouveaux, mais aussi des déguisements comme Marcel Duchamp qui se déguise en femme et de fait appeler Rose Sélavy, il se moque donc des conventions sociales de l'époque. Marcel Duchamp veut démontrer que les objets détournés ont une richesse expressive même s'ils sont usuels ; cette technique est appelée redy-made (déjà fait) (ex : Fontaine de Duchamp qui est en fait un urinoir inversé en porcelaine).