jeudi 18 octobre 2007

Le Fauvisme

Simon Leray Groupe 1

LE FAUVISME
La peinture heureuse

En recherchant des informations sur le Fauvisme, je me suis rappelé que Collioure avait été un des séjours de Matisse et Derain. Alors, c'est sûr, ça me rappelle mes vacances il y a trois ans : les baignades à la plage du port, le marché matinal, les cigales et surtout les couleurs qui enduisaient ces murs. Et là, je comprends pourquoi Matisse et Derain avaient choisi ce village comme sujet de leur peinture. Enfin, bref...

Le Fauvisme constitue la première révolution d'art du 20e siècle (d'après le Magazine l'œil). C'est un accord momentané de tendance entre jeunes artistes ayant les mêmes admirations, les mêmes goûts et ce n'est pas les critiques qui les feront s'éloigner. Pour les dates, il faudra attendre puisqu'il est difficile de fixer un début au fauvisme mais sa fin est assez nette : 1908, les artistes s'orientant sur un art complètement différent.

Le Fauvisme, c'est la révolte contre le formel ; c'est l'expression par la couleur, c'est privilégier l'expression par rapport au respect des codes, c'est l'envie de se démarquer, c'est l'envie de changements. C'est aussi un contexte politique particulier avec notamment l'affaire Dreyfus et la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Sinon, dans le contexte artistique : Van Gogh est un fou, les impressionnistes sont rejetés et les artistes fauves sympathisent avec les anarchistes.

Le Fauvisme, c'est l'expression de la couleur qui fut longtemps un complément au dessin. Le magazine DADA raconte que le tableau ne naît plus du spectacle de la nature mais il devient la création de l'imagination. Pour les fauves, la couleur créé l'espace, elle traduit les émotions. Ils se servent de la couleur pour inventer une peinture lyrique. Le Fauvisme devient une sorte d'école du "rugissement de la couleur".

"Matisse rend fou comme l'alcool", c'est ce qu'on lui dit lors du salon d'automne le 18 octobre 1905. Ou encore : "Un pot de couleur a été jeté à la figure du public" dira un critique lorsqu'il entra dans la salle VII, là où exposent les fauves.

Le fauvisme, c'est l'envie de réinventer l'art de peindre avec des artistes tels que Matisse, Vlaminck et Derain. C'est aussi leur complicité. "Ce sont des copains, plein de joie de vivre et de peindre" dit le magazine DADA.

Le Fauvisme, c'est tout ça...

Références :
  • DADA 060
  • Œil n° 524 et 571
  • Le Fauvisme par Jean Marte Editions SKIRA